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En conversation avec: Petra Müller / Vice-Présidente de l´IAN
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Petra, tu es chargée des affaires africaines des Amis de la Nature d’Allemagne (NFD). Pourquoi ceux-ci s’engagent-ils en Afrique ? Et comment se présente concrètement la collaboration entre les NFD et le Réseau Afrique des Amis de la Nature ?

Les Amis de la Nature d’Allemagne entretiennent depuis bien des années des échanges intenses avec les organisations d’Amis de la Nature au Sénégal et au Togo. Les voyages d’Amis de la Nature dans ces pays ont été le point de départ de notre collaboration. Ils nous ont permis de connaître les activités de nos amies et amis dans les domaines de l’éducation environnementale, de la biodiversité et du changement climatique. Tous ces thèmes jouent aussi un grand rôle pour les NFD. Nos projets ont toujours aussi une dimension sociale, de sorte que les populations sur place en tirent un bénéfice concret.  

Afin d’intensifier la coopération et de coordonner nos activités, nous avons créé en 2010 un Réseau Afrique-Europe des Amis de la Nature d’Allemagne. Le Réseau est ouvert à tous et toutes les Ami et Amies de la Nature et dispose d’une propre mailing list. Chaque année il y a un séminaire avec des représentants des fédérations africaines d’Amis de la Nature. Nous y abordons des thèmes d’un commun intérêt, par exemple la justice climatique, les organismes génétiquement modifiés ou l’accaparement de terres. D’autres thèmes sont l’échange d’expériences sur des projets que nous réalisons en commun, des rapports sur les activités de sections ou de groupes et l’évolution continue de notre collaboration. Lors du choix des lieux des séminaires nous associons également les sections locales, pour que les amis africains puissent aussi faire connaissance avec les activités locales des NFD.


Quels ont été / sont jusqu’ici les moments forts dans la coopération avec les Amis de la Nature en Afrique ?
C’étaient et ce sont toujours les rencontres directes avec les Amis de la Nature, dans le cadre de nos voyages en Afrique. L’engagement des jeunes dans les clubs environnementaux des Amis de la Nature, les entretiens avec les membres des cellules scolaires et des sections, sur leur travail concret, les progrès visibles et le développement des projets montrent que notre coopération est sur la bonne voie.

Le 13 janvier a été lancé le Paysage de l’Année 2018/2019, au Sénégal et en Gambie – c’est le premier Paysage de l’Année en Afrique. À l’occasion du lancement, les Amis de la Nature ont organisé un voyage pilote de deux semaines au Sénégal et en Gambie, le « Tour d’horizon ». Quelle est à ton avis l’importance du développement du tourisme doux pour le développement durable de la région ?
Je pense que la région choisie est riche en potentialités pour le tourisme durable. À Janjanbureh (Gambie) notre partenaire, l’association « Just Act » forme par exemple des guides touristiques, pour le guidage en ville et dans la nature. Le fleuve Gambie se prête à des activités d’observation de la nature sur l’eau et depuis les rives. À Koungheul (Sénégal) il y a déjà de premières tentatives de randonnées accompagnées dans la nature, non loin de la route nationale vers le Sénégal oriental – plus développé en termes de tourisme. Il serait important  pour le développement d’un tourisme doux dans la région de développer des offres dans le Paysage de l’Année, susceptibles d’être mises en réseau avec les offres durables dans les régions voisines. Tout ceci joue un rôle important pour le développement durable, en termes économiques, structurels et culturels.

Tu as participé aux cérémonies de lancement du Paysage de l‘Année et au Tour d’Horizon. Quelles sont les impressions qui t’ont marquée le plus ?
Ce sont plusieurs facteurs qui rendent la manifestation inoubliable. Nous avons pu vivre les énormes richesses culturelles de la région, avons vu le grand intérêt des acteurs locaux au Paysage de l’Année – et la participation des populations, au Sénégal et en Gambie, m’a vraiment impressionnée.

Quelles sont à ton avis les chances qui s’ouvrent pour la région frontalière Sénégal/Gambie par le Paysage de l’Année ? Comment des groupes d’Amis de la Nature en dehors de l’Afrique peuvent-ils soutenir le développement positif de la région ?
Un point important est la mise en réseau des acteurs locaux. Il y a des deux côtés de la frontière des initiatives et collectifs, il ne faut pas réinventer la roue. Les chances dépendent clairement du développement de structures de communication et de plans d’action communs. Un premier pas important a déjà été fait, parce que la route entre le Sénégal et la Gambie a été rendue bien praticable.

Un développement à long terme dans la région ne sera possible qu’en coopération avec les Amis de la Nature du Sénégal. Pour des groupements d’Amis de la Nature souhaitant s’engager il est important de se familiariser avec les activités des Amis de la Nature africains. Il serait positif si le plus grand nombre possible de groupes pouvaient aborder, en 2018 et 2019, les effets du changement climatique en Afrique et la justice climatique. Une autre possibilité est de promouvoir le Fonds de l’IAN pour le climat. Et, à plus long terme, des groupes et fédérations d’Amis de la Nature peuvent aussi soutenir la région en organisant leurs propres voyages. Les Amis de la Nature du Sénégal disposent d’une longue expérience dans le domaine de l’organisation de voyages pour des groupes d’Amis de la Nature et peuvent le cas échéant proposer leur assistance.  

 
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